Aller de l’avant

OSSTF/FEESO appuie ses membres pour qu’ils puissent aider les élèves

Malgré le risque de lui accorder plus d’attention qu’il n’en mérite, je commence en citant notre ami Brian Lilley du Toronto Sun dans une chronique publiée en avril l’an dernier :

Il se peut qu’ils ne soient pas parmi les sujets de discussion que les syndicats d’enseignants veulent publier, mais les salaires du personnel enseignant ont augmenté alors que les inscriptions et le rendement des élèves ont tous les deux baissé. Il est temps de rectifier la situation. Où étaient les protestations des syndicats lors de l’échec du programme-cadre en mathématiques qui a laissé les élèves prendre davantage de retard au cours des dix dernières années? Ils étaient silencieux. Les syndicats ont pris vie seulement lorsque leurs revenus se trouvaient menacés, lorsqu’il y avait une possibilité qu’ils aient moins de membres cotisants. [traduction libre]

Le problème, évidemment, est que Brian Lilley n’est pas uniquement ignorant de la véritable nature des syndicats en éducation en général et d’OSSTF/FEESO en particulier (y compris les divers types d’éducateurs que nous représentons); son ignorance est partagée par une proportion d’Ontariennes et d’Ontariens.

En réalité, notre syndicat se préoccupe au plus haut point de la qualité de l’éducation dans la province, parce que nos membres y tiennent. Nos membres : le personnel de soutien et le personnel enseignant travaillent chaque jour pour offrir à leurs élèves les meilleures occasions possible et ils insistent pour que le syndicat négocie des conditions qui leur permettront de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Lisez dans ce numéro l’article de Nicole Charron intitulé « How students learn: How I teach » pour comprendre de quelle manière les éducateurs s’acquittent de leurs tâches. Nicole est une membre d’OSSTF/FEESO qui cherche constamment à s’améliorer. À l’évidence, elle veut ce qu’il y a de mieux pour ses élèves. Même si elle ne parle pas dans son article de ce qui la motive, il semble plus qu’évident qu’elle ne veut rien de plus que de donner à ses élèves la meilleure éducation possible. Et Nicole et ses collègues se tournent vers leur syndicat pour obtenir de l’appui.

OSSTF/FEESO soutient depuis longtemps les membres dans leurs efforts en vue de poursuivre du perfectionnement professionnel (PP). Les activités de perfectionnement professionnel conçues et offertes par les membres sont une spécialité de la Fédération depuis des années. Et les membres nous disent régulièrement que c’est le meilleur PP qu’ils ont jamais reçu. Dans la mesure du possible, nous avons négocié le contrôle des journées de PP afin de nous assurer que nos membres ont accès à du PP de haute qualité. Nous avons négocié du libellé dans la convention centrale du personnel enseignant pour garantir que le jugement professionnel des éducateurs soit respecté en matière d’évaluation et de communication du rendement. Au fil des ans, nous avons, à maintes reprises, négocié des améliorations au soutien des élèves par des augmentations du personnel de soutien essentiel qui offrent à tellement d’élèves des chances égales de réussir.

De façon théorique, il serait tout à fait justifié de présenter à la table de négociation des demandes d’améliorations à la rémunération et aux avantages sociaux et de laisser les conseils scolaires et le gouvernement insister sur des niveaux de dotation plus élevés, des effectifs de classe plus petits et d’autres soutiens pour les élèves qui rehaussent la qualité de l’éducation. Mais en réalité, cela n’a jamais été notre identité en tant que syndicat parce que les intérêts de nos membres n’ont jamais été si étroits. Pas plus que leur quête d’améliorations constantes n’est limitée à la table de négociation. Et tout comme décrit Nicole, nous nous livrons à l’évidence.

En raison de la complexité sans limites découlant des rapports humains, l’éducation sera toujours en partie un art, en partie de l’instinct, quant à la meilleure stratégie dans une situation donnée. Mais il existe un ensemble croissant de preuves qui corroborent ce que je décrirais non pas comme une certitude, mais comme les meilleures chances de réussite dans une situation donnée. À la croisée de l’art et de la science, c’est là que réside le professionnalisme des éducateurs.

Même sous les attaques d’un gouvernement peu clairvoyant et destructeur, nous soutenons les membres en tant que professionnels. Pour ne citer que quelques exemples, nous prêterons de nouveau main-forte en présentant, en mai l’an prochain, une conférence researchED qui réunira des éducateurs actifs et des chercheurs dans des champs d’expertise pertinents. Nous collaborons à l’heure actuelle avec John Mighton et JUMP Math à un projet-pilote pour voir s’il y a un intérêt de la part des membres pour cette approche. Nous sommes en voie de créer un atelier visant à initier les membres qui le souhaitent au domaine de la science cognitive et son croisement avec l’éducation et la pédagogie.

Autrement dit, nous ne contestons peut-être pas (comme le suggère Brian Lilley) lorsque nous déterminons des aspects à améliorer dans le système d’éducation, nous ne faisons que progresser, offrant à nos membres le soutien qu’ils souhaitent pour qu’ils soient en mesure de réaliser ce qu’il y a de mieux pour les élèves qu’ils desservent chaque jour. Cela me rendra toujours fier de mon syndicat et de ses membres.

About Harvey Bischof
Harvey Bischof est le 66e président provincial d’OSSTF/FEESO. Il a été élu pour la première fois à l’Exécutif provincial en 2007 au poste d’agent de l’Exécutif puis comme vice-président en 2011, 2013 et 2015. Il a été élu président en 2017 et réélu en 2019.

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