Une occasion extraordinaire

Après douze ans, le « mot de la fin » le plus pertinent est gratitude

Depuis trois mois, l’éditeur d’Education Forum n’a cessé de me harceler pour que je lui soumette ma dernière rubrique « Mot de la fin ». Et je l’évitais. Non pas parce que j’estime que cela n’a pas d’importance, mais pour la simple raison que je trouvais cela un peu intimidant. Comment résumer, en moins de 800 mots, ma reconnaissance pour mes expériences, la croissance et les possibilités qui m’ont été accordées au cours des 12 dernières années.

Avant toute autre chose, je me rends compte que j’éprouve une reconnaissance immense d’avoir eu cette chance extraordinaire et je souhaite témoigner ma gratitude en remerciant certaines personnes qui ont enrichi considérablement cette expérience pour moi.

Merci de la possibilité de travailler à l’étranger avec les syndicats en éducation à travers le monde et de l’expérience d’assister à des réunions syndicales avec des dirigeants syndicaux qui risquent littéralement leur vie pour accomplir leur travail. Je considère que j’ai eu la chance d’aider ces syndicats et leurs membres grâce à des initiatives en Argentine, au Guatemala, au Mexique, en Colombie et à notre école de formation syndicale en Bolivie. Au bout du compte, notre action internationale m’a appris à quel point le syndicalisme est primordial non seulement pour les conditions de travail, mais pour permettre aux gens de vivre dans la dignité et avec une certaine sécurité.

Merci aux membres de l’Exécutif provincial (EP) avec qui j’ai travaillé au cours des 12 dernières années ainsi qu’aux cadres supérieurs au Bureau provincial. Durant cette période, j’ai eu la chance de siéger à l’EP avec 14 représentants élus et forts. Évidemment, il y a eu des questions controversées et des différends, mais en fin de compte, nous avons toujours pu collaborer et nous concentrer à servir au mieux les intérêts des membres d’OSSTF/FEESO.

Merci à tous les dirigeants locaux avec lesquels j’ai travaillé, notamment celles et ceux qui se sont efforcés de changer la culture du syndicat et de modifier la structure du Conseil provincial d’une représentation strictement de district à une représentation d’unité de négociation. Il s’agit possiblement de la mesure la plus inclusive de toutes celles que nous avons adoptées en tant que syndicat. Elle a comblé un fossé entre les membres du personnel enseignant et ceux du personnel de soutien en veillant à ce que toutes les classifications d’emplois soient représentées au Conseil provincial. Nous sommes plus forts et plus unis qu’auparavant et il est reconnu à la grandeur de la province et même du pays qu’OSSTF/FEESO représente les travailleuses et travailleurs en éducation, depuis la maternelle jusqu’au postsecondaire. Les ministères clés, de même que les chefs de l’opposition, reconnaissent tous que nous représentons l’équipe éducative au complet. Je me réjouis d’avoir eu la possibilité de m’impliquer dans cette importante transition de notre syndicat.

Merci au personnel de soutien au Bureau provincial, membre du SEPB (COPE) 343 ainsi qu’aux administratrices du Bureau provincial. Qu’il s’agisse de la préparation d’innombrables documents et présentations, de leur présence et soutien organisationnel aux conférences et réunions de comité ou de leur entière implication à tous les efforts quotidiens de la Fédération, y compris la conception et la production de ce magazine, le personnel est inlassable dans son appui au travail du syndicat. Ce ne sont pas seulement leurs collègues du Bureau provincial qui bénéficient de leurs efforts, mais l’ensemble des membres d’OSSTF/FEESO.

Merci au Secrétariat, membres de l’Association du personnel du Bureau provincial. Le dévouement et le soutien qu’ils apportent à nos membres et à l’Exécutif provincial sont sans égal dans le milieu éducatif et au-delà. Tout comme plusieurs membres, ma première initiation au militantisme syndical a été par le biais du membre du secrétariat assigné à mon district. Tout au long de ma carrière chez OSSTF/FEESO, que ce soit au téléphone à 2 400 kilomètres ou en personne lors des AGA ou à des réunions de comité ou au Bureau provincial, je n’ai jamais douté de leur soutien et de leur engagement à faire tout ce qu’il faut pour nos membres.

Merci à chaque membre que j’ai eu l’occasion de rencontrer d’un bout à l’autre de la province. Je les remercie d’avoir soulevé des questions, d’être intervenus et de s’être manifestés. Bien sûr, il est impossible de résoudre chaque problème évoqué par chaque membre, mais la possibilité qui m’a été accordée d’écouter et de comprendre la manière dont les problèmes spécifiques touchent les membres individuels est inestimable. Cela n’a fait que confirmer l’importance pour les dirigeants provinciaux d’être disponibles pour les membres. Merci aussi de votre solidarité sur des enjeux qui touchent chacun de nous, directement ou indirectement. Vous étiez toujours là lorsque nous avions besoin de vous.

Et enfin, je souhaite remercier mon adjointe, Fiorina Ditta, de son travail remarquable, de son appui indéfectible et de ses précieux conseils. Ses connaissances et son expérience m’ont été indispensables. Je ne répéterai jamais assez à quel point son travail est important pour cette organisation.

J’ai eu l’honneur et le privilège d’être votre président. J’entreprendrai de nouveaux défis, mais je me réjouis à l’idée de poursuivre mes efforts pour le syndicalisme et ses idéaux, dans notre province et partout au Canada, et de plaider en faveur des membres d’OSSTF/FEESO dès que la possibilité s’offrira à moi.

About Paul Elliott
Paul Elliott est le 65e président d’OSSTF/FEESO. Il a été élu à l’Exécutif provincial en 2005 au poste d’agent de l’Exécutif puis il a siégé comme vice-président de 2007 à 2013. Il a, par la suite, été élu à la présidence de 2013 à 2017.

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