Plus qu’un simple slogan

Quand nous parlons de protéger et d’améliorer l’éducation publique, nous sommes sérieux

Mot de l'éditeur

Vers la fin de l’article en couverture du présent numéro présentant Harvey Bischof, président élu d’OSSTF/FEESO, Harvey a fait un constat qui m’a frappé comme une affirmation presque parfaite de l’engagement réitéré de la Fédération de « protéger et de faire avancer l’éducation publique ». Lorsqu’il évoque l’efficacité de la négociation collective, Harvey déclare que « … en faisant progresser les intérêts de nos membres, nous avons également toujours fait avancer la qualité de l’éducation. » Il explique également « J’ai toujours trouvé intéressant que nos membres maintiennent que nous négocions au nom de leur capacité à bien faire leur travail … que nous essayions d’obtenir pour eux la capacité d’effectuer le meilleur travail possible pour leurs élèves. »

Ceci est un peu comme un autre argument que nous essayons parfois de faire valoir; habituellement, quand les conditions de travail de nos membres subissent les foudres du gouvernement ou des conseils scolaires, ces mêmes conditions de travail sont aussi les conditions d’apprentissage de nos élèves. Mais le message que véhicule Harvey est plus nuancé que cela. Il fait remarquer que, pour OSSTF/FEESO, c’est beaucoup plus que de simplement obtenir ou protéger les conditions qui rendent la vie professionnelle de nos membres moins pénible ou plus agréable. Il s’agit de créer des conditions qui permettent et inspirent les membres à bien faire leur travail. Et quand OSSTF/FEESO obtient des conditions de travail qui donnent aux éducateurs et aux travailleurs en éducation le moyen de mieux faire leur travail, nous prouvons donc qu’il n’existe pas de conflit entre la qualité de l’éducation et les intérêts de nos membres. La plupart du temps, dans les faits, les intérêts de nos membres et la qualité de l’éducation publique sont étroitement liés.

D’autres observateurs ont indiqué que les syndicats en éducation ont contribué notablement à l’amélioration de l’éducation publique au fil des ans. Il y a quelques années, Rick Salutin, chroniqueur au Toronto Star, en paraphrasant Charles Ungerleider, éminent universitaire et ancien sous-ministre de l’Éducation de la C.-B., a écrit que « … presque toutes les réformes importantes dans le domaine de l’éducation publique ont eu lieu par le biais de la négociation avec les syndicats. » Les deux exemples invoqués par Charles Ungerleider sont les programmes relatifs aux besoins particuliers et la réduction de l’effectif de classe.

Pas besoin de chercher très loin pour avoir la preuve actuelle que ce qu’accomplit OSSTF/FEESO pour ses membres a aussi un effet bénéfique sur la qualité de l’éducation. Bien au-delà de la moitié des augmentations de financement comprises dans les Subventions pour les besoins des élèves (SBE) pour 2017–2018, annoncées en avril, sont directement liées aux dispositions négociées dans les ententes de prolongation des conventions collectives qui ont été conclues en février entre le gouvernement et les syndicats en éducation, dont OSSTF/FEESO. Cela représente un nouvel investissement en éducation de près de 500 millions de dollars qui n’existerait tout simplement pas s’il n’avait pas été négocié par les syndicats en éducation.

Même si la négociation collective est notre outil principal, ce n’est pas le seul moyen qu’utilise OSSTF/FEESO pour améliorer constamment la qualité de l’éducation publique. Depuis des années, nous offrons aux membres du perfectionnement professionnel efficace, efficient et de la plus haute qualité, conçu et présenté, souvent à la demande des conseils scolaires, par des professionnels hautement qualifiés et expérimentés. Il ne serait pas exagéré de prétendre qu’OSSTF/FEESO est nettement plus proactive que les conseils scolaires, le gouvernement ou tout organisme de réglementation pour veiller à la qualité de l’éducation que dispensent nos membres.

Notre Fédération consacre aussi des efforts considérables sur la scène politique, à exercer des pressions auprès des ministres du gouvernement et des députés provinciaux de toutes les parties afin de soutenir des politiques qui améliorent le milieu d’apprentissage. Lors de notre journée de lobbying en mars, plus d’une centaine de membres d’OSSTF/FEESO ont rencontré plus de 90 députés provinciaux à Queen’s Park, notamment la première ministre, des ministres et les deux chefs de l’opposition, dans le but de discuter de la violence dans nos lieux de travail en éducation et d’insister sur des actions. Tout porte à croire que nos efforts ne sont pas vains et les députés provinciaux comprennent qu’il s’agit d’un enjeu qui a des répercussions négatives sur les élèves tout autant que sur nos membres. Nous avons toutes les raisons de croire que nos efforts déboucheront sur des gestes positifs qui comprendront une dotation améliorée et plus de soutien pour répondre aux besoins des élèves.

Les élèves ontariens et la qualité de l’éducation qu’ils reçoivent sont positivement influencés par toutes sortes d’initiatives d’OSSTF/FEESO, y compris notre appui à des projets comme le documentaire A Better Man (voir page 7). Grâce à cet appui, un module d’apprentissage unique à l’intention des élèves de 12e année, fruit d’une collaboration entre OSSTF/FEESO et les coproducteurs du film, abordera le problème de la violence entre partenaires intimes et examinera des choix de comportements sains et malsains dans les relations.

Pratiquement tout ce qu’entreprend OSSTF/FEESO, la négociation, le perfectionnement professionnel, les pressions politiques ou d’autres activités dans l’ensemble de la communauté, a des répercussions concrètes et positives sur l’éducation en Ontario. Lorsque nous parlons de notre volonté de protéger et d’améliorer l’éducation publique, nous ne faisons pas que citer un slogan. Nous parlons bien de l’aspect essentiel de ce que nous sommes et de ce que nous faisons.

About Michael Young
Michael Young est le rédacteur en chef d'Education Forum et education-forum.ca.

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