Apprendre les rouages

Avec beaucoup d’aide

Mot de l'éditeur

Cela a été aussi intimidant qu’excitant d’assumer le rôle de rédacteur en chef d’Education Forum, un magazine qui rejoint des dizaines de milliers de membres d’OSSTF/FEESO et qu’on retrouve dans les bureaux de l’administration des conseils scolaires, du personnel du Ministère et des membres de l’Assemblée législative de l’Ontario.

Je suis extrêmement reconnaissant à Randy Banderob, qui a été responsable de cette publication pendant les trois dernières années, dont les conseils et orientations ont été indispensables alors que je prenais les rênes. Je tiens également à remercier Wendy Anes Hirschegger, qui a été rédactrice en chef d’Education Forum pendant six ans avant Randy et qui a généreusement apporté des perspectives et des encouragements fort précieux avant sa retraite l’an dernier.

Au cours des derniers mois, je me suis aussi rendu compte des nombreux efforts consacrés à la production de ce magazine et de toutes les « pièces mobiles » du processus. Depuis, j’apprécie mieux le travail accompli par Ronda Allan, notre directrice des publications/adjointe à la rédaction, Audrey Bourque et Kristina Ferorelli de notre équipe graphique ainsi que par Diane Saint-Pierre et Catherine Poëzévara, qui s’occupent de la traduction. Je suis peut-être aux commandes maintenant, mais il faut toute une équipe pour faire avancer ce bateau.

Je ne peux pas passer sous silence que les pulsions éditorialistes de Randy Banderob ont fait leurs preuves dans ce numéro d’Education Forum. Avant de tirer sa révérence comme rédacteur en chef, Randy avait jeté les bases conceptuelles d’un numéro axé largement sur le thème de la précarité. Cette idée a trouvé un écho en moi et avec le comité de rédaction du magazine, ce qui se traduit par le présent numéro d’Education Forum, qui explore plusieurs façons dont les divers types de précarité touchent les membres d’OSSTF/FEESO, nos élèves et le contexte social dans lequel nous travaillons.

Pourquoi la précarité? Depuis quelques années, la précarité, notamment l’emploi précaire, apparaît comme un trait distinctif de l’économie canadienne. La grande majorité des emplois créés depuis la récession économique dévastatrice de 2008 sont à temps partiel, dans le secteur des services ou des contrats à court terme. Les représentants des entreprises et les fonctionnaires se plaisent à qualifier ces emplois comme non conventionnels, mais l’emploi précaire est un descripteur beaucoup plus exact. Nous vivons dans un monde où un nombre toujours plus grand de personnes ne bénéficie d’aucune stabilité ni sécurité dans leur vie professionnelle, un monde où les familles comptent sur leurs chefs de famille qui occupent deux ou trois emplois à temps partiel mal payés uniquement pour payer le louer et mettre de la nourriture sur la table. Et bien entendu, quand l’emploi précaire touche un grand nombre de personnes, d’autres formes de précarité s’ensuivent inévitablement : l’insécurité alimentaire, le logement précaire, des problèmes de santé physique et mentale et bien plus encore.

L’apparition de la précarité en tant que nouvel ordre social et économique est le genre de phénomène qui exige et mérite l’attention particulière des membres d’OSSTF/FEESO. Comme éducateurs, nous devons être conscients de ce revirement important dans le monde du travail où, un jour, les élèves avec lesquels nous travaillons seront les principaux acteurs. À titre de membres syndiqués, nous devons appuyer les efforts de l’ensemble du mouvement syndical dans la lutte contre la précarité, non seulement par le biais de bonnes conventions collectives, mais aussi par des activités, comme la campagne « Make it Fair », pour persuader les gouvernements de renforcer les lois sur le travail et les normes d’emploi.

J’espère que vous apprécierez ce numéro d’Education Forum.

About Michael Young
Michael Young est le rédacteur en chef d'Education Forum et education-forum.ca.

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